Casablanca

Immeuble de Moses Asayag,
M.Boyer boulevard de la
Marine en 1930

L'immeuble Bendahan, conçu par Edmond Brion en 1935, est remarqué lors de sa construction sur l'emprise d'un marché.

En proue sur un carrefour, tel un navire immaculé, le bâtiment principal occupe quatre rues et donne sur la place Edmond Doutté, alors l'une des plus fréquentées du centre. Le soubassement est occupé par des boutiques ou de grands magasins.



Deux figures d'architectes : les frères Suraqui

Nés en Algérie en 1893 (Oran et Alger), les frères Suraqui arrivent en 1923 à Casablanca et sont patentés en 1924.

Géomètres de formation ils seront diplômés de l’Union Professionnelle des Bâtiments de France. Les frères Suraqui vont ponctuer la ville nouvelle d'immeubles de luxe ou moyens construits par des clients juifs, à quelques exceptions près, dans des quartiers fréquentés par les Juifs mais totalement insérés dans le Centre de la ville.


Immeuble Bendahan,
Edmond Brion , 1935

Même si le nombre de pièces est réduit, celles-ci doivent être servies. Tous les immeubles du Centre ont une salle de bains.

Ainsi l'art de vivre local diffère-t-il des usages de la métropole par la diffusion d'un confort qui n'est pas seulement l'apanage de l'élite.

La plupart des appartements des immeubles construits au même moment dans les années Trente pour la petite bourgeoisie de Toulouse, ville de taille comparable alors à Casablanca, ne possèdent pas de salle de bains.


Les appartements de luxe des immeubles situés sur les grandes artères sont le plus souvent composés selon des principes éprouvés comme la dissociation des parties publique, privée et de service. On y retrouve la fluidité des espaces de réception propice aux fêtes et signe de luxe ainsi que les dégagements de service.

Les chambres de service et de domestique sont souvent au même étage que l'appartement, la petite chambre-lingerie présente, sur de nombreux plans, étant vraisemblablement destinée à une domestique.


Les immeubles dont les parcelles sont profondes permettent, comme à Paris, de concevoir deux corps d'immeubles au statut différent.

Ainsi l'immeuble Tolédano, construit par les frères Suraqui boulevard de Paris, est-il composé d'un bâtiment sur rue avec des appartements associant salon et salle à manger, desservi par un escalier principal et un escalier de service, et d'un immeuble sur cour, aux appartements plus petits et sans salon, desservi par un escalier unique. Un autre immeuble boulevard de Paris pour les frères Tolédano en 1928 sera remarqué pour ses brises-soleils.


Les Suraqui construiront pour les frères Tolédano de très nombreux immeubles toujours très bien situés comme celui de I.P.M. et A. Tolédano, Avenue d'Amade, Place Capitaine Maréchal et rue Chevandier-de-Valdrôme en 1930, jouxtant un autre immeuble important dans l'image de la ville, pour Mr Hassan et le Vicomte de La Salle, avec des frontons décorés, qui bordent tous deux aujourd'hui le côté ouest de la Place Mohammed V.

Immeuble pour Mr Hassan
et le Vicomte de La Salle,
Square Gentil, 1928

Dans les années 40 et 50 d'autres immeubles seront construits pour d'autres Tolédano toujours sur de grandes artères comme l'avenue du Général Moinier ou le boulevard d'Anfa, ainsi que de nombreuses villas dans ces quartiers du Centre.

Alors qu'ils utilisaient beaucoup les décors néo-marocains, zelliges, frises, etc., avec l'mmeuble de M. G. Braunschvig, Bd de la Gare, datant de 1927, la façade commence à se dépouiller pour arriver, avec l'immeuble que les frères Suraqui construisent à leur propre usage, rue Chevandier-de-Valdrôme en 1930, à une façade épurée et géométrique de style art décoratif, ce qui montre qu'ils savent s'adapter à la demande et au goût du client.

Ce qui se voit aussi l'année suivante en 1931 quand ils construisent le grand immeuble de Salomon Benalal, près de l'avenue du Général Drude, occupée par des commerces de gros, souvent tenus par des Juifs, qui joue sur les courbes et les verticales, sans décor surajouté et qui se déploie sur trois rues et sur l'une des places les plus commerçantes de la ville.


Immeuble de Salomon
Benalal, près de l'avenue
du Général Drude, 1933

Ils se spécialiseront aussi dans les bâtiments scolaires commandés par l'Alliance Israélite universelle et aussi par la Communauté juive, comme les Groupes scolaire Narcisse Leven, boulevard Moulay Youssef, en 1927 et Moïse Nahon, en 1933, à l'extrémité du même boulevard et aussi le Groupe scolaire israélite, boulevard des Régiments Coloniaux en 1949.

Joseph Suraqui sera aussi chargé du Groupe scolaire de l'habitat israélite, Boulevard Calmel, en 1955.



Plus modeste par la taille mais aussi spectaculaire, l'immeuble Ettedgui ou Mellul, construit par Jean Balois et Paul Perrotte, boulevard du général Moinier (1934), n'est pas moins élaboré en ce qui concerne la forme, les matériaux et le niveau de confort.

Doucement galbée, la façade est scandée par des vagues régulières de bow-windows.Les cinq cages d'escaliers hiérarchisées, qui ne desservent que cinq appartements par étage, disent l'ambition de l'immeuble.


Groupe scolaire Moïse
Nahon, boulevard Moulay
Youssef, 1933


Immeuble Ettedgui ou
Mellul, construit par
Jean Balois et Paul Perrotte,
boulevard du général Moinier, 1934

Dans les années 1930 le rejet des thèmes néo-marocains se poursuit dans les habitations et les édifices publics du centre. L'esthétique dépouillée d'une modernité tempérée, où le travail sur le volume prime sur le décor, se diffuse, bien que le débat sur le décor se poursuive dans les revues.

Parallèlement, un saut semble s'effectuer en matière de confort et les immeubles de rapport ou à loyers modérés font appel aux principes les plus modernes d'hygiène et de confort tandis que la hauteur moyenne des immeubles croît fortement, la course vers la grande hauteur, qui affecte les immeubles de bureaux atteint aussi l'habitation et est suivie par tous les journaux.

L'analyse de ces immeubles bourgeois serait incomplète si l'on oubliait la prise en compte de la présence grandissante de l'automobile dans l'habitat de ce groupe social.

Dès la fin des années 1920, les garages envahissent les sous-sols de ces bâtiments. Par ailleurs, la plupart des immeubles de cette catégorie, sont équipés d'un ascenseur dès qu'ils dépassent trois étages.


Les villas : références et adaptation

Les quartiers de villas, régulés par le plan Prost, s'étendent au sud et à l'ouest de Casablanca. En général verdoyants, ils accueillent un large éventail d'habitations, des villas les plus luxueuses aux pavillons les plus modestes.

Les Juifs installent des villas d'abord dans les quartiers les plus centraux alors que très vite les "Européens" vont migrer vers Anfa ou Mers-Sultan. Le quartier d'Anfa supérieur constitue un lieu de villégiature dans l'agglomération même, permettant le repos des aventuriers, des forcenés du travail que sont les Casablancais aux yeux des observateurs.


La création de ce quartier et son développement sont le résultat d'une politique concertée, qui relève non seulement de la réglementation urbanistique et du zonage de Prost interdisant les industries, mais aussi de l'action des lotisseurs privés.

Le calme et les qualités paysagères du quartier doivent beaucoup aux frères Teste, propriétaires d'une grande partie des terrains d'Anfa, qui ont, chacun à leur façon, lutté contre les spéculateurs.


Ce contrôle quelque peu tyrannique, puisqu'il porte sur le plan de l'habitation et l'organisation de la vie la plus intime, a garanti moins l'unité en termes de style qu'en termes de recrutement social de la population.

Les terrains resteront ainsi pendant quelques décennies hors de portée des Marocains, sauf de quelques aristocrates influents si ce n'est des plus riches, et des Juifs de toute nationalité qui ne commenceront à y accéder vraiment que dans les années 50.

Ségrégation sociale et raciale se conjuguent donc, alors que le mélange des populations sera plus effectif à Mers-Sultan, pendant d'Anfa au sud-est. C'est donc sur les beaux boulevards des limites du Centre que s'installeront sans problème les bourgeois juifs.


La villa Assaban, situé Boulevard de Bordeaux, représentative par sa façade assez pauvre d'innombrables petites villas casablancaises des limites du centre, est très surprenante par contre par le déploiement de ses fastes à l'intérieur.

Deux salons résument les références de ces bourgeois nantis, partagés entre deux cultures : dans l'un des salons le style Louis XVI avec pilastres et dorures côtoie un mobilier néo-classique, dans l'autre le décor arabo-andalou brille de tous ses feux, mais au mobilier marocain se mêlent des fauteuils viennois.


La villa de Mr Cohen (Violetta) construite par les frères Suraqui en 1929, est située sur le boulevard Moulay Youssef, presqu'entièrement habité alors par les bourgeois juifs possédants de Casablanca.

Elle est remarquable surtout pour son ornementation Art déco, notamment la salle de bains est une très grande pièce bien éclairée, lambrissée de marbre blanc. Au delà des différences en termes de luxe ou de genre, ces villas ont pour point commun l'attention au confort, à l'utilisation de matériaux faciles à entretenir dans le climat de la ville. Elles sont structurées autant par l'attention à l'apparat que par la place faite aux domestiques.

Villa de Mr Cohen
(Violetta), frères Suraqui,
1929

La villa Benazéraf de Marius Boyer (1928) rue d'Alger, face à la cathédrale, est moderne par son volume mais comporte des détails et un décor du plus pur style art décoratif.

Sa composition est centrée autour d'un hall-salon à double hauteur et d'espaces de réception fluides, avec un "magnifique escalier circulaire dans un décor de marbre noir orné de baguettes d'or".

L'organisation des pièces des hôtels de luxe parisiens de la fin du XIXe siècle, reprise par les architectes modernes se retrouve ici, le salon arabe tenant lieu de "petit salon".

De même au premier étage, la grande chambre ouverte sur une loggia, flanquée d'un boudoir et d'une salle de bains de marbre blanc, suit les principes de la distribution de l'appartement des maîtres dans les hôtels particuliers parisiens des années 1920.

Le perron d'accès, constitué "d'une série de dalles-marquises en retraits successifs", le "patio fleuri" et sa "vasque orientale […] sur lequel prend jour un salon arabe" faisait de cette villa disparue en 1994 une œuvre d'un raffinement mémorable.


La dénomination de "villa néo-marocaine", de plus en plus fréquente dans les années 1920, dénote plus souvent l'emprunt d'éléments décoratifs au répertoire marocain, qu'une organisation spécifique de l'habitation.

Si la villa Bonan, construite par Boyer et Balois boulevard Moulay Youssef (1930) a des tuiles vertes sur la façade et un "pignon à toiture à quatre pans, d'un ensemble néo-marocain", l'intérieur répond aux principes de l'hôtel particulier: "l'immense hall à parquet de chêne, d'un aspect d'intérieur très

Villa Benazéraf, Marius
Boyer, rue d'Alger, 1928.

européen, [est] meublé dans le goût classique, avec son coin de feu, et son accès, par des portillons de fer forgé, à un jardin d'hiver et à une magnifique pergola".En fait à la fin des années 1920, de nombreuses villas qualifiées de "marocaines" ont une organisation et un décor "à la française" et chez les Juifs on peut bien sûr voir dans ce choix une métaphore de la double appartenance culturelle.

Villa Bonan, Boyer et Balois, boule

vard Moulay Youssef, 1930

La destruction d'une partie du Mellah

La Place de France, véritable cœur de la ville, est séparée du Mellah par un simple mur et dès le début du développement de la ville nouvelle la question de son extension et de la réduction du Mellah est discutée. Cette question provoque des réflexions contradictoires et des conflits durables, dont la résolution définitive n'interviendra pas avant les années 1950.

Elle révèle l'attitude ambiguë et changeante du Protectorat vis à vis de la communauté juive.


Dans le plan d'extension de la ville, conçu par Prost en 1917, il est question de détruire une partie du Mellah qui s'est largement étendu vers le quartier des Tnaker et de détruire une partie de la muraille.

C'est précisément sur la présence du mur que s'appuient les partisans du projet officiel, à commencer par le Syndicat d'Initiative de Casablanca, qui affirme que "les murailles d'enceinte qui bordent actuellement la place de France ne présentent aucun caractère historique non plus qu'aucun cachet artistique et qu'il n'y a là, à cet égard, nul inconvénient à les abattre, que le quartier israélite situé immédiatement au delà de ces murailles n'offre aucune beauté accessible aux touristes en raison de sa malpropreté et de son insalubrité.


La commission municipale ne cessera de débattre de ces problèmes. En 1929, le Service des Beaux-Arts redéfinit l'ordonnance de la place, en introduisant des "immeubles à redents, sans cour intérieure, permettant un plus grand développement de surface".

Pendant ce temps, les démolitions sont engagées, puis interrompues en 1933 faute de crédits pour les expropriations.

Une palissade est tendue entre la tour de l'Horloge et le boulevard du 2e-Tirailleurs, la réglementation de la publicité et le traitement esthétique de ce rideau urbain occupant de nombreuses séances de la Commission municipale.


Un autre projet d'extension et d'aménagement de la ville est présenté en 1944 par l'architecte Alexandre Courtois. Ce projet à grand axe nécessite lui aussi de détruire une grande partie du Mellah devant lequel on remplacerait les palissades par un Musée des Arts indigènes.

L'angle du Mellah vers 1932

Ce projet n'aura pas de suite mais le Mellah sera peu à peu détruit et dans les années qui suivront, à l'arrivée de Michel Ecochard qui dirigera les Services de l'Urbanisme et de l'Habitat, les mal logés et expulsés du Mellah se verront proposer à partir de 1951, les quartiers d'El Hank et TSF après de nombreuses pressions des représentants juifs à la Commission du logement.


Les populations juives de Casablanca après 1945

C'est dans le cadre des programmes du Protectorat que les projets infructueux des années 1930 trouveront un débouché au lendemain de la guerre, grâce à leur intégration dans le plan général de la ville et à la priorité budgétaire qui leur sera donnée.

Les perspectives de la croissance urbaine et le zonage social seront au centre des débats qui aboutiront à l'adoption du plan d'Écochard en 1952.

Plan d'aménagement du centre
d'Écochard, 1952.


Projet Ecochard, Secteurs
d'habitat israélite, El Hank et TSF (2)

Dans le périmètre urbain, les projections du service tendent à la "décompression" et à l'"extension" de l'habitat dans la période 1950-1965.

Une "zone d'extension israélite" sera recherchée vers la route de Camp Boulhaut à proximité de l'usine Bata, les autorités voyant cette zone "plus aisément du côté d'El Hank"1.

La proposition d'une "cité pour les israélites", située à environ dix kilomètres des limites de la ville se voit rejetée par la communauté juive car trop éloignée des lieux de culte et des commerces et se prononce, en dépit des inconvénients, en faveur des terrains d'El Hank.


L'équipe d'Écochard tranche en faveur de l'habitat collectif, qui ne semble pas difficile à accepter pour cette population.
Cet habitat "adapté" est calqué sur le stéréotype du HBM (habitation à bon marché) français, à salle commune distribuant les autres pièces, auquel ont été systématiquement ajoutés des patios. Une première opération est construite par Zeligson en 1950 face au phare d'El Hank.


Immeuble pour "israélites" à l'angle des boulevards
de la Corniche et Calmel, face au phare d'El Hank, Zeligson 1950.

Un projet plus ambitieux sur un terrain situé à l'autre extémité du périmètre prévu pour cette population fait l'objet d'un concours organisé en 1950 par le service de l'Habitat.

Huit immeubles sont achevés en 1951 à l'angle des boulevards Moulay Youssef et Calmel, face à la piscine Municipale par l'équipe de Rousseau spécialisée dans le logement populaire.

Huit immeubles pour "israélites", boulevards Moulay Youssef et Calmel, Rousseau, Zeligson, Lucaud, Morandi et Aroutcheff, 1951

Les immeubles comprennent quatre étages desservant quatre appartements accessibles par coursives et sont plus économiques que le premier groupe construit. Ils sont "tous orientés au sud, recherchant l'ensoleillement maximum, ce qui évite le chauffage d'hiver".

Placés en coupe-vent et tournant, eux aussi, le dos à la mer, ils sont implantés au milieu de grands espaces verts, qui engloblent une garderie-dispensaire de forme circulaire. Une école y sera construite.


Les Domaines achètent en 1952 et 1953 d'autres terrains au sud de la route de la Corniche et à l'ouest, au droit de la pointe d'El Hank, pour y construire des barres entre 1955 et 1960. Un autre projet sera réalisé par Joseph Suraqui.

37 barres entre le cimetière d'El Hank, les rues de Granville, Fécamp et l'avenue des Îles d'Or, architecte J. H. Laure, 1955-1960.
Immeubles de la Société immobilière de l'habitat israélite (SIHIC), rues Joffre, des Mutilés, Béranger et Delavigne, Joseph Suraqui, 1954

Destinées à la même population, des habitations économiques seront construites en 1953-1954, pour la CIFM (organisme public) par Joseph Suraqui.

Rassemblés dans une longue barre de 6 étages, dont la silhouette est rythmée par les claustras des cages d'escaliers, des cuisines et des salles de bains, les immeubles ont surmontés de terrasses avec buanderies.

Immeubles pour "israélites" de la CIFM, rue La Bruyère, Joseph Suraqui, 1954

Les villas, luxe et fantaisie

Dans les années 1950, la construction d'une dizaine de villas aux formes hardies impressionne à la fois les Casablancais et les critiques européens.

Œuvres plastiques des plus personnelles, elles sont aussi admirablement organisées pour ceux qui veulent et peuvent vivre avec art, le moindre détail de la vie quotidienne ayant été patiemment étudié.

La villa bâtie en 1949 par Jean-François Zévaco pour le lotisseur Sami Suissa est la plus précoce de ces villas que l'on pourrait croire construites en Californie ou au Brésil.

Villa Suissa, Jean-François Zévaco, 1949 (2)

Édifiée à l'abri des curieux sur un grand terrain d'Aïn Harouda par Wolfgang Ewerth, la villa de l'industriel Serge Varsano (1954) est d'un luxe comparable.

Le décor et le mobilier utilisent toutes les ressources de la production des designers européens et américains et constituent avec les objets et les tableaux une sorte de manifeste du goût dominant des années 1950.

Villa Varsano, Wolfgang Ewerth, 1954


Une figure d'architecte Azagury

Élie Azagury, l'un des premier architecte juif marocain diplômé à l'ENSBA, mène d'abord une réflexion sur la villa unifamiliale de petite dimension.

Azagury réinterprète le patio de la maison marocaine traditionnelle dans l'une des premières villas qu'il construit sur la pente de la colline d'Anfa, avec une vue exceptionnelle sur la ville.

Villa Schulman, Élie Azagury, Anfa, 1950

La maison qu'Élie Azagury construit à son propre usage à la fin des années 1950 en haut de la colline d'Anfa est la plus spectaculaire manifestation du néo-brutalisme casablancais.

Un jeu savant d'ombre, de lumières et de vues proches et lointaines traverse ce lieu à la fois joueur et austère et d'une rugosité raffinée.


Villa Azagury



pages: 1 - 2