Montréal

   C'est dans cette métropole de deux millions d'habitants située sur les bords du fleuve Saint-Laurent que s'épanouit une communauté juive marocaine, forte d'environ 18 000 personnes.

   Leur installation commence dans les années 1950 et s’étend à partir des années 1960, surtout après la Guerre des six jours. Originaires des différentes villes du Maroc, les immigrants appartiennent généralement aux classes moyennes éduquées.

   Près de la moitié de cette population habite dans le périmètre ouest de la ville et le reste dans les municipalités jouxtant cette zone. Sur le plan matrimonial, la plupart sont mariés, avec un nombre peu élevé d'enfants. C'est une population jeune, au niveau de scolarité élevé et multilingue avec une prédominance du français.

   Les Juifs marocains ont mis en place un ensemble d'organismes communautaires qui se démarquent de l'important réseau des institutions juives anglophones qui voulait au départ intégrer le plus rapidement possible les nouveaux immigrants sans tenir compte de leur identité culturelle et linguistique.

   En 1976, la Communauté sépharade du Québec (CSQ) est créée. Ses principaux objectifs sont de préserver et promouvoir la culture sépharade et contribuer à une meilleure intégration des immigrants à la société d'accueil.

   Elle comprend des commissions qui œuvrent dans les domaines religieux (maintien des registres d'état civil, visite des malades, Hevra Kadishah ou confrérie du dernier devoir), social (information sur les services sociaux, mise en relation avec les organismes pouvant répondre aux besoins), et dans celui de l'information (diffusion d'un journal, La voix sépharade, et d'une émission radio, Horizons sépharades).

   La CSQ fédère en son sein des constituantes régionales et des constituantes de services.

12 sur 40