Espagne

Les Juifs marocains en Espagne

L'un des hauts lieux du développement de la civilisation juive, l'Espagne a influencé la pensée, l'architecture et la culture juive marocaine.

Entre l’Édit d’expulsion des Rois Catholiques en 1492 et son abrogation en 1869 dans la nouvelle Constitution espagnole, la présence d'une population juive en Espagne est insignifiante. À partir de 1860, l'occupation du nord du Maroc par l'Espagne implique le maintien de contacts culturels entre Espagnols et Juifs marocains dans les villes de Tanger Tétouan, Ceuta et Melilla, et l'usage du castillan dans ces communautés. La nationalité espagnole, reconnue par le décret de 1924 aux descendants des expulsés sépharades est accordée à des familles juives marocaines.

Si pendant la Seconde guerre mondiale, l’Espagne franquiste, malgré ses liens étroits avec les régimes fascistes, assure la sécurité des juifs vivant dans le zones marocaines sous son contrôle, ce n’est qu’après la guerre que se renouent les fils d’une coexistence entre Juifs et Espagnols rompus depuis plus de quatre siècles.

Les premières migrations ont lieu à partir de 1957 et progressent entre 1967 et 1970. Les Juifs originaires du Maroc représenteraient entre 65% et 85% des 12 000 à 15 000 Juifs vivant en Espagne, soit environ 8 000 à 10 000 personnes.

À part les communautés juives des présides espagnoles, à savoir Melilla, avec ses quelque 1 000 personnes et Ceuta, avec 500, les autres résident à Barcelone (environ 5 000) et à Madrid (environ 3 500) où existaient déjà des petites communautés juives d'origine turque ou achkenaze, ainsi qu’à Malaga (environ 500), Alicante (300), les Canaries (300), Majorque (250), Séville (150) et Valence (100).


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