Brésil

Les Juifs marocains au Brésil

   L'attrait pour le Brésil, qui détient le monopole du commerce du caoutchouc, s'exerce au cours du XIXe siècle, sur les Juifs marocains qui veulent échapper aux conditions de pauvreté, aux épidémies et à l'insécurité politique.

   L'existence d'une ligne maritime régulière entre Tanger et Belém facilite les départs d’une population qui vient surtout de la région du Nord du Maroc (Tétouan, Tanger et parfois Larache), et aussi de Rabat, Salé, Fès, Meknès, Marrakech, Mazagan, Mogador et Agadir.

   Attirés par le mirage de l’Eldorado sud-américain, ils tentent leur fortune dans de petites villes amazoniennes (Garupa, Cameta, Macapa, Breves, Itaituba, Santarem etc...), et aussi à Belem et Manaus. Une communauté s’installe également dans la capitale, Rio de Janeiro et, plus récemment, à Sao Paulo .

   La crise de l'industrie du caoutchouc entraîne un exode de la majorité de ceux qui sont en Amazonie à se diriger vers les villes où ils s’assimilent.

   Si, dans ces diverses communautés, la tradition marocaine demeure importante (avec le maintien de la hakétia et des habitudes alimentaires), plusieurs de leurs membres se considèrent comme des Juifs d'origine ibérique, compte tenu de leur parcours migratoire depuis l'Expulsion.

   On peut aujourd’hui observer un retour aux sources marocaines dans certaines de ces communautés.

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