En 1993, il retourne en Israël et s'établit dans un village du désert de Judée. Il peint, dessine, enlumine et sculpte, en puisant l'essentiel de son inspiration dans l'étude des textes sacrés et dans une représentation mystique de l'homme et du monde.

   Les toiles, aquarelles, dessins et polychromies de cette seconde période sont le reflet d'une intériorité toujours tendue vers l'absolu. Elles sont plus abstraites, plus épurées et intensément lumineuses. Salué par la critique et honoré depuis 1987 de distinctions prestigieuses, il expose en permanence en France, en Suisse, en Allemagne, en Angleterre ainsi qu'en Israël et aux Etats-Unis (S. Korsian).

Pinhas Cohen Gan, peintre et professeur, a exposé ses oeuvres dans les grands musées d'Israël, de France, des États-Unis et du Japon. Son style à la fois avant-gardiste et classique s'inspire d'une esthétique influencée par la pensée spinoziste et goethienne, ainsi que des concepts de la physique classique et contemporaine. Son œuvre complexe concerne à la fois la sphère personnelle, socio-politique et universelle.

   Plus récemment, le travail de Cohen Gan s'est tourné vers le judaïsme pour explorer, entre autres, l'expérience juive de façon abstraite et la Shoah. Les événements contemporains relatifs à la guerre du Liban et à celle du Golfe ont aussi donné naissance à des œuvres colorées (la guerre des Scuds).

   Il est l'un des fondateurs du mouvement conceptualiste israélien dont l'un des objectifs est l'implication sociale.

 Moché Gabbay, dont la plupart des toiles illustrent ce cédérom, situe son œuvre dans un courant naïf réaliste.

   Comme il l'écrit lui-même «...Chaque peintre aspire à laisser sa marque, sa trace et quant à moi je me suis fixé comme objectif d'inventorier, de restituer et de fixer les personnages et les scènes d'un monde en disparition, celui du judaïsme marocain».
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